"Hahnemann est un savant de grand mérite. La science doit être pour tous. Si l'homéopathie est une chimère sans valeur propre, elle tombera d'elle-même. Si au contraire elle est un progrès, elle se répandra malgré toutes les mesures de préservation et l'Académie (de Médecine) doit le souhaiter avant tout autre, elle qui a la mission de faire avancer la science et d'encourager les découvertes." François Guizot, ministre de l’Intérieur en 1830.
Les médicaments homéopathiques sont inscrits à la pharmacopée, le recueil officiel des médicaments, depuis 1965. Trente ans plus tard, en 1995, certains d'entre eux sont même remboursés à hauteur de 30% par l'Assurance maladie. 128,5 millions d’euros de médicaments homéopathiques ont été remboursés en 2016. C’est moins d’1% de son budget global.
L’homéopathie pèse environ 620 millions d’euros selon les chiffres 2017 du cabinet spécialisé OpenHealth. En comparaison, le marché global des médicaments en vente libre en France s’élève à 2,2 milliards d’euros selon le baromètre de l’Afipa (Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable).
La confiance des Français en l'homéopathie s'accroît d'année en année. Leur consommation aussi, on comprend que cela soit très contrariant !
Le 2 février 2018, BFMbusiness annonce que presque toutes les catégories de l'automédication ont affiché des ventes en baisse l'an dernier, en particulier les médicaments pour les voies respiratoires (-8,4% en valeur). Mais certaines catégories ont tiré leur épingle du jeu, comme les médicaments homéopathiques, qui ont enregistré une croissance de 2,4%.
On comprend mieux pourquoi le 18 mars suivant, 124 professionnels de la santé lancent leur appel contre l'efficacité non prouvée des médecines dites alternatives comme l'homéopathie.
Pour le Dr Edouard Broussalian, la détention de produits homéopathiques « sera bientôt un délit » ! La pétition contre les "fakemed" parue le 18 mars 2018 dans le Figaro a suscité beaucoup d'inquiétudes parmi les médecins homéopathes et les patients utilisateurs de produits homéopathiques. Le Dr Edouard Broussalian, médecin homéopathe, réfute les arguments des contempteurs de l’homéopathie et fait le point sur la place de cette pratique médicale.
La contreverse à lire :ici.
Michèle Rivasi députée européenne (Europe Écologie-Les Verts) :
Attention, granules ! J’ai été interpellée ces dernières semaines sur mon soutien à l’homéopathie. Comment, en tant que scientifique de formation, agrégée de biologie et ancienne Normale sup’, puis-je soutenir une médecine non scientifique, et dont l’inefficacité, scientifiquement prouvée, est devenue indiscutable ? Comme nombre d’entre nous, j’utilise l’homéopathie et j’en suis satisfaite. J’y ai eu notamment recours pour mes animaux, dans ma campagne drômoise, pour une infection soignée ainsi avec succès. Mais je ne suis pas une spécialiste du sujet. J’ai donc décidé de mener l’enquête pour vérifier les arguments poussés par les pro et les anti-homéo. Et j’ai eu la surprise d’y découvrir les mêmes procédés grossiers utilisés pour fabriquer du doute et discréditer les études pointant les risques de maladies environnementales.
Les résultats de l'enquête ici
Par un arrêté du 4 octobre 2019, la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics ont mis fin au remboursement des médicaments homéopathiques aux assurés sociaux à compter du 1er janvier 2021. L’APMH a déposé un recours en justice contre l’Etat français. Ce recours se fonde sur de nombreux textes juridiques qui imposent notamment à l’Etat de garantir une liberté de choix pour les médecins et les patients.
Une pétition sur la base d'une lettre ouverte signée par de nombreuses personnalités, ici.
La délibération du Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l'APMH.
Extrait et conclusions de la délibération :
Sur la responsabilité sans faute de l’Etat:
11. En premier lieu, alors que la décision de radier les médicaments homéopathiques de la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables concerne l’ensemble des assurés sociaux, l’association requérante n’établit pas la spécialité du préjudice qu’elle, ses adhérents ou les patients dont elle défend les droits auraient subis. Dès lors, cette décision n’a pas, dans l’intérêt général, fait peser sur elle, ses adhérents ou les patients dont elle défend les intérêts, une charge ne leur incombant pas normalement. Par suite, elle n’est pas fondée à soutenir qu’elle devrait être indemnisée de ce préjudice par l’Etat sur le fondement du principe de l’égalité des citoyens devant les charges publiques.
12. En deuxième lieu, la décision de radier les médicaments homéopathiques de la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables ne peut en aucun cas être regardée comme un acte de soin. L’association requérante n’est par suite pas fondée à soutenir que la responsabilité de l’Etat pourrait être engagée sur le fondement de la responsabilité sans faute au titre des dommages anormalement graves causés par un acte médical.
13. Il résulte de tout ce qu’il précède que l’association de promotion de la médecine homéopathique n’est pas fondée à demander la condamnation de l’Etat à lui verser la somme totale de 50 001 euros. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
La requête de l’association de promotion de la médecine homéopathique est rejetée. Le présent jugement sera notifié à l’association de promotion de la médecine homéopathique et au ministre des solidarités et de la santé.
Délibéré après l'audience du 18 février 2022, à laquelle siégeaient :
M. Marino, président, M. Le Broussois, premier conseiller, M. Lautard-Mattioli, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2022.
L'APMH n'a pas prévu de faire appel de cette décision.
Communiqué de presse de l'association belge des patients de l'homéopathie: "Attaques contre l’homéopathie : de quoi les opposants ont-ils peur ?"
Réponses contre les attaques en règle contre l’homéopathie diligentée par le Conseil scientifique des Académies des sciences européennes d'octobre 2017 et le 18 mars 2018, 124 professionnels de santé qui trouvaient nécessaire et urgent de s’attaquer dans les colonnes du Figaro aux médecines alternatives et l’absence totale de remise en question des pratiques de la médecine conventionnelle.
Quelques bonnes nouvelles d'Allemagne : Un tribunal de la ville de Darmstadt a dû se prononcer sur un produit homéopathique fabriqué dans une pharmacie voisine. Les demandeurs ont demandé qu'une préparation homéopathique spécifique, le HCG C30 (une hormone puissante), soit interdite à la vente. Motifs : les consommateurs pourraient croire qu'il y a réellement du HCG dans le produit même s'il n'y a pas de quantité mesurable de l'hormone dans le produit = "allégation trompeuse".
Le juge a rejeté l'affaire :
"Le fait que, en raison de l'extrême dilution, la matière ne puisse être identifiée à l'aide des méthodologies actuelles, ne signifie pas que l'on puisse supposer que la matière n'est pas, en fait, contenue dans le médicament homéopathique. Les consommateurs qui achètent des médicaments homéopathiques sont ouverts à ses principes, ils ne sont donc pas induits en erreur par ce produit. Les critiques de l'homéopathie peuvent voir les choses différemment ; cependant, il est peu probable que ce groupe de personnes utilise de tels produits. Par conséquent, il n'y a pas lieu de répondre à cette question".
Le juge a également mentionné que, si la décision avait été rendue en faveur du défendeur, elle aurait affecté d'autres produits homéopathiques. Et cela, a soutenu le tribunal, ne serait pas dans l'intérêt du consommateur. L'affaire dépendait de la question de savoir si l'étiquette du HCG C30 était trompeuse ou non au regard de la législation sur la protection des consommateurs. Le juge a affirmé que ce n'était pas le cas.
En juillet 2025, on en dénombre (source U.S. National Institutes of Health, choix "homeopathy") 6959 !
Et plusieurs milliers de publications de recherches recensées par l'American Institute of Homeopathy.
Une synthèse de ce que disent vraiment les études par Harald J. Hamre, chercheur principal à l'IFAEMM, Institut d'épistémologie appliquée et de méthodologie médicale de l'Université de Witten-Herdecke. Il est également président et directeur scientifique de l'ESCAMP : European Scientific Cooperative on Anthroposophic Medicinal Products (www.escamp.org), ici.
.L’Institut de recherche du gouvernement australien, NHMRC, a fait la une des journaux en 2015 en déclarant que l’homéopathie était inefficace pour toutes les maladies. Cette étude a eu une diffusion mondiale et depuis sert d'argumentation aux adversaires de l'homéopathie. Mais ce qui a été publié n'est pas l'original.
Après des années de pression mondiale, le 26 août 2019 , la professeure Anne Kelso, directrice générale du NHMRC, a apporté les éclaircissements suivants sur les conclusions de l'examen de l'homéopathie de 2015: "Contrairement à certaines affirmations, l'examen n'a pas conclu que l'homéopathie était inefficace.". La NHMRC a alors publié son premier rapport sur l'homéopathie, intitulé " L'efficacité de l'homéopathie: aperçu des preuves secondaires", produit en 2012 et non publié jusqu'à présent. Il conclut qu’il existe «des preuves encourageantes de l’efficacité de l’homéopathie» dans cinq états pathologiques.
La cause de l’homéopathie en Suisse a fait un pas de plus, après sa réinclusion dans l’assurance maladie depuis le 1er janvier 2012, avec la publication au printemps dernier, à la suite d´un référendum, du rapport intitutlé « Homéopathie dans la santé : efficacité, pertinence, sécurité, coût », dirigé par le docteur Gudrun Bornhöft et le professeur Peter F. Matthiessen.
La réalisation de l’étude avait été confiée au Swiss Network for Technology Health Assessment, un service créé en 1999 par le gouvernement fédéral suisse pour évaluer l’efficacité des investissements dans le domaine de la santé.
Le Dr Corinne Bleyenheuft propose un document rédigé pour l’Ecole Belge d’Homéopathie - Août 2019
"J’ai ainsi obtenu la confirmation évidente d’un réel effet thérapeutique de l’homéopathie, et ce malgré les difficultés liées au fait que l’homéopathie ne rentre pas complètement dans le “moule” de l’EBM (la médecine basée sur les preuves)." "Les évidences obtenues par les travaux de laboratoire sur des cultures de cellules, sur les bactéries, les plantes et les animaux sont sans appel: les résultats des groupes étudiés diffèrent systématiquement des résultats des groupes placebo. "
Le document à lire ici.
Présentation de Patrice Rouchossé, docteur vétérinaire homéopathe du 18 octobre 2020
Pour lire les supports.
Les paradoxes de la médecine contemporaine à reconnaître l’effet placebo comme la conséquence biologique d’une action immatérielle, tout en s’accrochant au postulat de l’effet-dose ; ou encore à employer des techniques telle que l’IRM reposant sur des principes quantiques comme la RMN, tout en considérant le concept « clé-serrure » comme une forme de communication cellulaire universelle ; pourraient ne pas résister au cadre proposé par la physique quantique.
L’impuissance de la biologie à concevoir, et à estimer les influences électromagnétiques sur le vivant, et son incapacité à comprendre la nature de la liaison hydrogène ou du spin de l’électron, par exemple, montrent les profondes limites de la biologie moderne, dans la compréhension du vivant.
Il semble qu'un fait fondamental sur la vie reste inconnu, sans lequel une compréhension réelle est impossible. Les concepts hahnemanniens, sous l’interprétation de la physique quantique, permettraient-ils d’entrevoir une piste d’explication ?
Pour lire la thèse
Selon les estimations des spécialistes, cette année l’Inde devrait dépasser la Chine en termes de nombre d’habitants. Plus de 1,4 milliard d’âmes. Un nombre évidemment conséquent, qui donne une indication sur la vitesse à laquelle ce pays évolue. Selon les mêmes estimations, l’Inde devrait même compter deux fois plus d’habitants que la Chine à la fin du siècle. L’occasion de s’intéresser un peu plus à ce pays qui prend de plus en plus d’ampleur dans le monde, et qui fait aussi parler de lui pour d’autres raisons que la densité de sa population…
L’Inde et les médecines traditionnelles : De l’autre côté du globe, les thérapeutiques complémentaires sont prises très au sérieux. Pour preuve, depuis 2014, certaines d’entre elles sont représentées dans un ministère au sein même du gouvernement indien : le ministère A.Y.U.S.H. Celui-ci a été fondé par le Premier ministre nationaliste Narendra Modi. Il est tout simplement l’acronyme des différentes pratiques qu’il représente : l’Ayurveda, le Yoga et la naturopathie, l’Unani, le Siddha et l’Homéopathie. Des thérapeutiques naturelles toutes plus intéressantes les unes que les autres. Pour l’anecdote, au-delà de cet acronyme, le mot « Ayush » signifie également « longue vie » en sanskrit, l’une des plus vieilles langues du monde.
Homéopathie : Bien connu chez nous, l’homéopathie est reconnue et plébiscitée au sein du pays le plus peuplé du monde. Reconnue par les autorités indiennes comme efficace, non toxique et très peu coûteuse, elle répond à la demande de santé d’une partie importante de la population. Elle est la troisième thérapeutique médicale après l’allopathie et l’Ayurveda. A ce jour plus de 217 000 médecins prescrivent de l’homéopathie, formés par plus de 200 facultés de médecine. Ils travaillent dans 230 hôpitaux homéopathiques et 6000 dispensaires. Les traitements sont prises en charge dans le système national de santé. Cette pratique médicale, qui soigne la personne dans sa globalité, correspond bien à l’intégration de cette thérapeutique dans le giron des médecines traditionnelles.
https://safe-med.fr/2023/03/15/en-inde-quest-ce-que-le-ministere-des-medecines-traditionnelles-a-y-u-s-h/